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Pour une dissuasion nucléaire franco-britannique

2/5/2008 -

Pour une dissuasion nucléaire franco-britannique

 

 

La dissuasion nucléaire comme indiqué plus haut est maintenu. Il faut rappeler qu'à la fin de la guerre froide la dissuasion nucléaire française était assuré par six SNLE classe Le Redoutable. Le mur étant tombé il a été possible d' alléger le dispositif, d'une part pour raison financière et d'autre part cela a sûrement été permis par la disponibilité élevé des nouveaux SNLE, les Triomphant.

Néanmoins il serait trop facile de s'arrêter là. Que l'on veuille ou non dans les capitales européennes de l' Union, la construction européenne a influé sur les doctrines britanniques et françaises concernant leur flotte de SNLE. Imaginez-vous voir Athènes, Berlin, Oslo ou Lisbonne se faire rayer de la carte par une attaque nucléaire sans que Londres ou Paris riposte ? Sans aller jusqu' a une attaque d'une capitale européenne (peu probable depuis 1989 mais la menace se redessine en Inde, Chine, Iran) imaginez vous que la France et la Grande Bretagne ne ferait pas savoir à un éventuel agresseur qu'elles considèrent le territoire de l' UE comme leur intérêt vital ? Non bien sûr que non. Et c'est de ce constat que se dessine une réforme nécessaire des deux forces de dissuasion.

Ce qui devrait motiver cette réforme c'est les crédits budgétaires. C'est classique comme motivation mais là... Il faut savoir que en France la dissuasion nucléaire c'est... 30% du budget de la défense chaque année ! Et en Angleterre le remplacement de la flotte de SNLE est estimé à plus de 30 milliard de livres sterlling (35 milliard d' euro)!

La réforme en question c'est bien sûr une dissuasion nucléaire océanique franco-anglaise. Si nos deux pays veulent retrouver leur marge de manoeuvre financière c'est l'un des meilleurs moyens. On pourrait profiter du programme britannique de renouvellement pour s'y associer et concevoir de nouveaux sous-marins, la France apportant en plus ses missiles ballistiques M51 tout récemment développé. Il serait simple de s'inspirer de la construction de SNA aux USA qui est répartit entre deux chantiers. Et en plus, on pourrait en profiter pour réduire le format des deux forces de 8 à 6 ou 4 SNLE.

Est-ce impossible ? L'une des difficultés avancés est que la France et le Royaume-Uni n'ont pas la même définition d'intérêt vital. Cela serait alimenté par l'exemple des Malouines où les anglais auraient voulu user de l' arme atomique pour garder l' îles. La France se serait opposé à ce choix, quoi de plus surprenant au passage, mais la France n'a jamais été confronté à ce choix. De plus il serait surprenant qu'une telle réforme découlant de la logique de la construction européenne, de la solidarité européenne capote pour un problème littéraire. Il faut être sérieux, après un demi siècle d' ère atomique l'on doit bien être capable de contourner ce genre de pseudo obstacle.

Les étasuniens pourrait, de façon paradoxale ou volontaire, favoriser ce rapprochement. C'est un détails technique qui a une importance considérable. Les anglais sont en train de concevoir leurs nouveaux sous-marins, enfin ils sont au stade des études préalables, et l'une des questions essentielles pour un SNLE c'est la taille des missiles à acceuillir... Tandis que les anglais partaient sur une hypothèse de missile de 50 tonnes environ, les américains, leur fournisseur de missile, envisagerait de s' équiper de missile de 90 tonnes. Ah c'est difficile. Il faut choisir et on n'agrandit pas le puit des missiles d'un SNLE. Par contre les français ont des missiles de 50 tonnes... Les principales difficultés seraient en premier lieu la volonté politique, le choix d'une base et la gestion de la formation des équipages.

Est-ce d' actualité ?

Le chef de l' Etat a prononcé un discours à Cherbourg pour le lancement du Terrible et vous aurez sûrement noté qu'il a évoqué de discuter de parler de la place de la dissuasion nucléaire française pour la sécurité des membres de l' UE. Cela s'inscrit dans des propositions déjà avancer, maladroitement, envers les allemands pour qu'en somme... ils financent en partie notre flotte de SNLE.


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